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26 (1766) La suite de l'histoire d'Afrique; savoir l'histoire moderne de Barbarie, des royaumes de Maroc et de Fez, d'Alger, de Tunis, de Tripoli, de Barca, et l'histoire de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ou des chevaliers de Malthe
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dre & fesTempliers»

DE M A L T H E. Liv. XXI. Chap. VII. " 55ï

pitaliers, dun Château quil possédoit proche de celui de Margat.il en porta Sectioitfes plaintes aux Hospitaliers ses Seigneurs ; ces Chevaliers fans autre cérémonie U-sortent furie champ avec quelques troupes, présentent lescalade au Château, ymontent s épée à la main, 1emportent & en chassent à leur tour les Templiers ; tordredune affaire particulière il sen fait une générale entre les deux Ordres, deMalthe.qui en vinrent à une espece de guerre. Leurs amis prirent parti dans cettequerelle , & la Guerre Civile sallumoit insensiblement dans un Etat ilny avoit point de Souverain assez autorisé pour réprimer les entreprises dedeux Partis auss puissans & aussi animés. Enfin le Patriarche & les Evêquestrouvèrent moyen de les engager à une suspension darmes, & à remettreau Pape la décision de leurs différends.

Innocent III. occupoit le Siégé lorsque les Députés des deux Ordresvinrent à Rome, & ce fut devant lui quils porterent "affaire. Le Pape or.donna par une Sentence préliminaire, que les Hospitaliers remettroient auxTempliers le Château d ils les avoient chassés, & quau bout dun moisil seroit permis à lancien propriétaire du Château de les citer devant Ies-Officiers de la Justice de Margat , mais que pour éviter tout soupçon departialité les Hospitaliers permectroient que des Juges étrangers décidassent.laffaire. Le Pontife écrivit aussi aux Grands-Maìcres ; il les exhorte à con-server entre eux s union & la paix, & à renoncer à leurs jalousies & à leurs-querelles, qui étoient si dangeureuscs pour la Chrétienté, & si agréables auxTurcs & à leurs autres ennemis ; il leur ordonne de se soumettre à la déci*sion des Juges, fous peine d excommunication, & de tout le poids de sonindignation. II blâme dans fa Lettre à Geofroi le Rat, les voies de fait parlesquelles il avoit voulu établir fes droits ; ajoutant quil avoit mieux aiméaccommoder cette affaire par une amiable composition , que de prononcerun jugement de rigueur,& quiauroit couvert dehonte le parti qui avoit cerf..

Laffaire se décida en faveur des Hospitaliers, & les prétentions des Tem-pliers furent déclarées injustes j on remit le Gentilhomme en possession deson Château, le calme & la paix se rétablirent entre les deux Ordres, dumoins en apparence, & dans la fuite Je Pape écrivit aux uns & aux autrespour leur recommander les intérêts du Roi de Chypre (a). Cependant L' nyavoit guere dapparence que lunion subsistât lorigtems entre les deux Or-dres, íi ce qu un Historien (b) rapporte est vrai, que les Hospitaliers pos-sédoient en ce tems- dans retendue de la Chrétienté juíquà dix-neuf.mil»le Manoirs outre plusieurs autres revenus, & que 1 es Templiers n'avoientque neuf-mille de ces Manoirs; origine dune jalousie secrette, qui dans>la suite produisit les plus funestes effets jusquà lentiere extinction des.Templiers.

Environ six ou sept ans apr.ès raccommodement dont nous avons parié ,,mourut Amauiry de Lusignan, fans avoir eu denfans d'Isabelle sa dernierefemme, desorte que la Couronne de Chypre échut à son fil s llugyps, npdun premier mariage. 11 laissa le Gouvernement du Royaume aux. Hospi-taliers, à cause des divisions qui y regnoient. La Reine Isabelle ne lui

àyant

U) Bbjìo, Megifer, Polos & c- (b) Manb. Pnrís. ad ann. 3214. iaHenn

ric. 111. Venot T. 1. p, 338,