DE M A L T Iî E. Liv. XXI. Chap. VII. 553
des habitans idolâtres, deforte qu’il n’avoit plus d’autres soutiens que les sHospitaliers & les Templiers. II esc vrai que {'Empereur Frédéric II. alors j T /, oHRoi de Jérusalem, avoit promis avant son départ aux deux Grands-Maì- Origine,tres, d’y envoyer à son retour un puissant corps de troupes avec le PrinceConrad son fils; mais ayant besoin de ses forces pour exécuter d’autres^Maí”*projets, il oublia les engagemens qu’i! avoit pris avec les deux Ordres mi à. a "
litaires; leurs Chefs eurent donc besoin de toute leur prudence & de toute-—.
leur valeur pour défendre le Royaume contre les puissms ennemis dont ilétoit environné de tous côtés. Texis, accompagné de Bertrand de Bar-res Prieur de St. Gilles vint trouver l’Empertur pour le faire souvenir de sespromesses, mais tout ce qu’il put obtenir de lui ce fut la confirmation desprivilèges & des immunités que ses prédécesseurs a voient accordés à l’Or-dre, auxquels il en ajouta quelques autres. L’Acte est daté de Vérone.Quelques mois après le Pape Grégoire IX. donna une Bulle en faveur desHospitaliers, par laquelle il ordonna à tous les Patriarches & les Prélats dela Chrétienté d excommunier, comme il le fait par cette bulle, tous ceuxqui inquietteroient ou moleste, oient les Chevaliers en leurs personnes ou en. leurs biens. Cette Bulle est datée du 24 Novembre de la même année (a). '
Bertrand de Texis mourut î’annce suivante à Ftolémaïs, quelques-uns attri-buent fa mort au chagrin que lui donnerent les reproches piquans que lui fitle Pape & à son Ordre, des égards qu’ils avoient eu pour le grand Vata-ce, Empereur de Nicée. Quoi qu’il en soit, il eut la consolation Rappren-dre un peu avant sa mort l’arrivée de Richard Duc de Cornouaille, frere deHenri III. Roi d’Angleterre, dans la Palestine, avec une armée de quaran-te-mille hommes (/-). »
II fut remplacé par Gmrin ou Guarin, dont on ignore le surnom & la 15.patrie. Megiíìer l’a omis dans la liste des Grands-Maîtres, mais les autres rmHistoriens en parlent, fur-tout à l’occasion de l’entiere défaite de l’arméeChrétienne par les Corastnins. Dans cette bataille les Corasmins étoient dixcontre un, presque tous les Chevaliers des deux Ordres y périrent, il Ré-chappa de cette boucherie que vingt-iìx, d’autres disent seize Hospitaliers '
& trente-trois Templiers. Quelques Historiens assurent que les deuxGrands-Maîtres furent tués à la tête de leurs Compagnies (*). D’autres préten-dent qu’il n’y eut que le Grand-Maître des Templiers de tué, & que Gue-rin eut le malheur d’être fait prisonnier, & fut envoyé au Soudan d’Egyp-te , avec d’autres prisonniers de distinction. On ignore s’il fut racheté
1240.
Gue*
O) Naberat 1 . c. p. 34. (b) Bojìo & aï.
ou
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Ligue que les Chietìens avoient faite avec le Sultan de Damas contre celui d’Egyp.te. Et telori la Re.ation de ce Chevalier qui s’étoit trouvé á cette sanglante bataille,les deux Grands-Maîtres y avoient été tués, & il n’en étoit échappé lui-mêmequ avec quinze autres Hospitaliers (1 >.
(1) Vcrttt T. I, p. 4U,
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Tome XXVI.