DES PAYS-BAS. 235 _
», me tels, chérissez-les, & faites-leur Alx . t . A .„ toutes les grâces qu'ìls peuvent at- chapes-„ tendre d’un Prince qui est leur maî- LE ‘
„ tre, mais en même temps leur frere,
„ leur oncle & leur parent. Honorez„ les Evêques comme vos peres. Ai-„ mez vos Peuples comme vos enfants;
„ à l’égard des méchants & des indo-„ estes, ne craignez point d’employer„ l’autorité & la force, pour les con-„ traindre, malgré qu'ìls en aient, k„ rentrer dans leur devoir. QuelesMo-„ nasteres & les Pauvres troiivent dans„ votre bonté leur ressource & leur con-„ soladon. Choisissez des Juges & des„ Gouverneurs craignant Dieu, & in-,, capables de fe laisser corrompre par„ des présents. Ceux que vous aurez„ revêtus de quelque Dignité, ne les en„ dépouillez jamais fans de grandes rai-„ sons, & vous-même, rendez-vous„ irrépréhensible devant Dieu & de-„ vant les Hommes.
II n’y a dans ce Discours aucune le-çon que Charlemagne n’eût déja don-née à son fils depuis plusieurs annéespar ses exemples. II ne les avoit pas tou-jours pratiquées : il étoit encore jeunelorsqu’il envahit les Etats de son frere