DESPAYS-BAS. sn„ Après avoir vécu, dit-il, dans la Gouv M„ contrainte des Cours, je me console m rípu*.„ d’achever ma vie dans la liberté d’une„ République, où, s’il n’y a rien à ef-„ pérer, il n’y a pour le moins rien à
„ craindre.Ajoutons à cette dou-
„ ceur, que les Magistrats font fort au-,, torisés dans leurs Charges pour l’in-„ térêt du Public, & peu distingués„ en leurs Personnes par des avantages„. particuliers. Vous ne voyez donc„ point de ces différences odieuses dont„ les honnêtes gens soient blessés ; point„ de dignités inutiles, de rangs incom-„ modes; point de ces fâcheuses gran-„ deurs, qui gênent la liberté, fans con-„ tribuer à la fortune. Ici les Magistrats„ procurent notre repos, fans attendre„ de reconnoislànce, ni de respect mê-„ me pour les services qu’ils nous ren-„ dent. Ils sont séveres dans les ordres„ de l’Etat, fiers dans Fintérêt de leur„ Pays avec les Nations étrangères,
„ doux & commodes avec leurs Ci-„ toyens, faciles avec toutes fortes de„ personnes privées. Le fond de Féga-„ lité demeure toujours malgré la puif-„ fance; & par-là le crédit ne devient„ point insolent, la conduite jamais dure*
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