Stadhou-l>eas diHollan-
J>B.
, Zi8 LES DELICES. commandement. II a composé des Mé-; moires qui ont été donnés au Public,' & qui font certainement de lui, puisqueGuillaume III, Roi d’Angleterre, sonpetit-fils, en pré ta le manuscrit au Comted’Estrade, en l'assurant que c'étoitl'ou-vrage de son grand-pere. II y raconte,avec beaucoup de clarté, les principauxévénements des campagnes où il avoiecommandé.
II attribue le mauvais succès de cellede 1635, où l'Armée Françoise, quiétoit jointe à la tienne, périt presquetoute entiere de faim & de misere, quoi-qu’elle eût gagné la bataille d’Avein ;il attribue, dis-je, ce mauvais succès àPimpatience & à la vivacité des Fran-çois, qui ne voulurent jamais rester tran-quilles dans le poste qu’ils occupoient,& qui l'obligerent à entreprendre leíiege de Louvain, où les vivres leur man-quèrent absolument. Le Cardinal de Ri-chelieu, en parlant de cette campagnedans son Testament politique, prétendqu’elle ne réussit pas par l'extrême len-teur que le Prince d’Orange mettoit danstoutes ses entreprises. C’est ainsi que,lorsqu’une armée, composée des Trou-pes de deux Puiíîànces alliées, éprouve