DES PAYS-BAS. 323^_
faitement le génie des , HoIIandois, se goovTÔIsont imaginé que le rétabiisièment du laRé;*ub.Stathouderat donnoit une atteinte mor-telle à leur liberté ; mais ceux qui lesont mieux connus, en ont jugé diffé-remment. Mr. de Saint-Evremond, q u iavoir demeuré quatre ans en Hollande,
& qui s’étoit appliqué à découvrir levrai caractère de ces Peuples, avec cettesagacité & cette pénétration dont il adonné tant de preuves dans ses Ecrits,a fait là-dessus des réflexions propres ànous faire connoître les véritables sen-timents de ces Républicains, par rap-port k leur liberté. “ II me souvient,
„ dit-il, dans un Discours fur les Hìf-„ toriens François , d avoir dit souvent„ en Hollande, & au Pensionnaire mê-„ me, qu’on se mécomptoit sur le na-„ turel des HoIIandois. On se persuade„ que les HoIIandois aiment la liberté,
„ & ils baillent seulement l'oppression.
„ II y a chez eux peu de fierté dans,, les âmes , & la fierté de Pâme fait„ les véritables Républicains. Ils ap-„ préhenderoient un Prince avare, ca-„ pable de prendre leur bien, un Prince„ violent qui pourroit leur faire des ou-„ trages ; mais ils Raccommodent de
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