4 oo LES DELICESprimerie étoit connu chez eux depuis' plus de deux mille ans.
Les environs de Harlem font des prai-ries, & du côté de la mer, des diguesqui la défendent contre ce dangereuxélément, A un quart de lieue de la Ville,du côté de Leyde, il y a un bois agréa-ble, où les habitants vont k la prome-nade , & du côté du Nord un Faux-bourg embelli de plusieurs Jardins.
Le trafic le plus ordinaire de cetteVille, consiste en ses manufactures detoiles, les plus fines & les mieux blan-chies de toute la Hollande , qui éga-lent celles de Cambrai ; outre les ma-nufactures des étoffes de foie, basinsrayés & bas de fil. Ses blanchisseries luifont encore d’un grand rapport. On ybraise de la très-bonne bierre, dont ellefournit toute la F rite & le Pays de Drente„
En venant de Harlem à Leyde, onvoit le grand Lac, ou la Mer de Har-lem ., toujours couverte de bateaux, quivont & viennent inceíîàmment chargésde marchandises. Comme le terrein estprécieux en Hollande, & que cette Meren occupe beaucoup, on a parlé plu-sieurs fois de la dessécher, ce qui feraitassez facile. Plusieurs particuliers ont
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