102
COMES DROLATIQUES.
tout. El à ce personne ne trouvoyt rien à redire, pour ce qu’iln’esloyt point séant de soupçonner les relieques. A l’umbre desa soutane, le bon prebslre eut la meilleure des renommées, celled’ung homme vaillant soubz les armes. Aussy veseut-il commeung roy : battant monnoye avecques son goupillon, et transmuantl’eaue benoiste en bon vin. De plus, il estoyt eouebié parmy tous
FF*
les et eætera des notaires ez testamens, ou dans les eaudieiles,que aulcuns ont escript CODICILE faulsaircment, veu que le motest issu de couda, comme si disiez la queue des legs. Finablemcnl,le bon frocquard eust esté faiet archevesque, s’il eust seulementdict par raillerie : — le vouldroys bien mettre une mitre pourcouvrechief, affin d’avoir plus ehauld à la teste. Ains, de tous lesbénéfices à luy offerts, il n’esleul qu’ungsiinple eanonicat, pour seréserver les bons prouffiels de ses confessades. Mais ung iour lecouraigeux chanoine se treuva foible des reins, veu qu’il avoy 1bien soixante et liuict ans; et, de faiet, avoyl usé bien des confes-sionnaulx. Alors, se ramentevant toutes ses bonnes oeuvres, ilcrut pouvoir cesser ses travaulx apostolicques, d’autant qu’ilpossédoyt environ cent mille escuz, gaignez à la sueur de soncorps. Dès ce iour il ne confessa plus que les femmes de liantlignaige, et trez-bien. Aussy disoyl-on à la court que, maulgréles efforts des meilleurs jeunes clercs, il n’y avoyt encores quele chanoine de Sainct-Pierre-aux-Bceufs pour bien blanchir l’ame