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Les contes drolatiques colligez ez abbayes de Touraine ... / par le sieur de Balzac pour l'esbattement des pantagruelistes et non aultres ; illustrée par Gustave Doré
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COiVI'liS L) K OI. A T IQ L : K S.

suyvyl la parole, veu que, eu mif' niomeiil où ses gens les lais-sèrent. il amignotla la belle fille, quicuydoyt luy veoir tirer1 eaulx deniers de sa bougelte et n’osoyt resguarder à la bougelle,eu tille honteuse de recepvoir salaire, disant : — Ce sera pourla prime fors.

— Ce sera tosl. feil-il.

Auleuns disent que il eut mille poines à la forcer el la foirapetitement; auleuns la tinrent pour mal forcée, pour ce que elleyssil comme une armée aval de route, se respandit en plaincteset quérimonies, et vint chez le iuge. l’ar adventure, mon dieliuge esloyt ez champs. La Porlillonne attendit son retourner en lasalle, plourant, disant à la servante que elle avoyt estée volée,pour ce que monseigneur du Fou ne lui avoyt rien baillé aultreque sa meschancelé, tandis que ung chanoine du " ' e sou-

loyt luy donner grosses sommes de ce que lux avoyl robhé mon-seigneur du Fou; si elle aymoy t ung homme, elle existimeroytsaige de luy bailler ceste ioye pour ce que elle y prendrojt plaisir;ains le chainherlan l’avoyt hodée, hoguinée, et non mignolléegenleinent comme elle cuydoyt l’estre, partant il luy debvoyt lesmille escuz du chanoine. Le iuge rentre, veoit la belle fille etveult noiser, ains elle se met en guarde et dict que elle est venuepour faire une plaincte. Le iuge luy respond que, pour le seur,il y aura ung pendu de sa fasson, si elle le soubhaite, pour ceque il est en raige de faire les cent ung coups pour elle. La bellelille luy dict que elle ne veult point que son homme meure, ainsque.il luy paye mille escuz d’or, pour ce que elle est contre songré forcée.

— lia! ha! feit le iuge, eesle fleur vaidl davantaige.

■— A mille escuz, feit-elle, ie le quitte, pour ce que ie vivraysans faire mes buées.

—'Cil qui ha prius ceste ioye est-il l’ourny de deniers? demandale iuge.

— Oh ! bien.

- Itoneques il payera chier. Qui est-ce?

— Monseigneur du Fou.

— Voilà qui change la cause, dit le iuge.

— Ft la justice ? feit-elle.

— l’ay dict la cause, et non la iustiee, repartit le iuge. Ilesoingest de bien scavoir comment eut lieu le cas.

Lors la belle fille raconta naïfvemént comment elle rangioy l