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Tome septième. Correspondance II.
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>j AVERTISSEMENT

toute sa vie, la passion de repousser linjustice, dequelque part quelle vînt, soit quelle agît contre lui ,soit quelle sélevât contre un autre.

On se plaint, peut-être sans raison, que le théâtredégénère. Si le fait est vrai, il importe den connaîtreles causes. Ce nest pas manque dauteurs : jamais onnécrivit autant; ce nest pas faute dacteurs : jamaisla comédie française nen eut un aussi grand nombre ;ce nest pas faute, de, spectateurs : jamais on na plusfréquenté les divers théâtres.

Le genre noble, le seul utile, le seul qui donne dola gloire , est le seul qui semble négligé. Ce Compteque nous publions jettera peut-être quelque jour surles motifs qui éloignèrent les 1 esprits les plus fécondset les plus élevés quil y eut alors, dune carrière siattrayante par les illusions les plus flatteuses.

Les théâtres dAthènes et de Rome ont dégénérélong-temps avant dêtre abolis : il y en eut aussi descauses ; elles furent très-différentes de celles qui nui-sirent au théâtre de Paris , mais elles finirent paranéantir ces antiques théâtres.

Si quelque auteur, dans ces siècles de décadence ,eût fait un ouvrage du genre de ce Compte rendu, il eûtpeut-être prévenu leur ruine. Nous saurions du moinspourquoi lon se dégoûta de travailler dans le genrede Sophocle et dEuripide , de Plaute et de Térence ;pourquoi lon cessa de jouer les pièces de ces pères duthéâtre dans des temps et dans des pays lon par-lait encore leur langue ; pourquoi, au lieu des Roscius ,on neut plus que des Bathilles et des Mimes, vils