LETTRES. 7
posant ces reproches fondés , ils seraient autantde motifs pour en soutenir le haut prix. On saitbien que les gens adroits qui livrent de mauvaisemarchandise, avec le privilège de la vendre cherau public, ne font que des bonnes affaires. Enpareil cas, ce qui détruit l’eslime , augmente lasécurité : les usuriers font rarement banqueroute»
On peut donc supposer , sans offenser l’auteur ,qu’indépendamment du projet de faire tomber leprix des actions, pour servir ses amis les joueurs,d’autres motifs de haine contre çette entrepriseoui dicté la plupart de ses observations.
Mais laissons là les aperçus y tant ceux de l’au-teur que les noires. Donnons les calculs positifs,de nos travaux et de nos espérances.
La compagnie des eaux, qui ne force personnea s’abonner chez elle, a déjà posé quatre millehuit cent soixante toises de conduites principaleseu 1er, et douze mille toises de conduites eu bois;elle a fondé soixante-dix-huit bouches d’eau pourlaver les rues, quinze tuyaux de secours gratuitspour les incendies, et six fontaines de distribution :tel est son véritable état relativement au public.
L’eau coûte à celui qui s’abonne pour un muidd’eau par jour, 5o francs une fois payés, pouFindemniser la compagnie de la pose du tuyau quipasse devant la maison du preneur; plus, 5o francspar an, pour la valeur de Veau . Il convient d.’a-