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» L’impofíìbilité de faire agir leurs chariots, par l’inégalité du. terrein, augmente le désordre. Enveloppés de tous côtés par. les légions, dans leur désespoir ils jettent leurs armes, se. précipitent eux-mêmes fur les épées Romaines , & en un, instant la campagne est couverte de corps déchirés. Gal-
• gacus se sauve pourtant dans les forêts avec une partie de
• son armée. Le champ de bataille retentit la nuit entière des
• cris de victoire & de joie; mais les échos des montagnes» leur répondoient par des hurlemens épouvantables. Cepen-. dant, la nuit ayant facilité leur retraite, au point du jour. on ne les entendit plus ; mais alors on vit des nuages de. fumée s’élever de leurs cabanes. Dans l’accès d’une fureur. sombre & frénétique, ces malheureux embrasèrent leurs» Villages , égorgèrent & brûlèrent leurs femmes & leurs
• enfans. Ils n’avoient que ce moyen de les sauver du viol
• ou de la servitude.
Après ce coup décisif le Général Romain fît le tour de laBretagne, soumît les îles Orcades & retourna ensuite à Romerecevoir du Sénat les honneurs du triomphe & d’une statue ; &du sombre Domitien, un baiser empoisonné qui lui fit bientôtsentir ce qu’on gagne à servir trop bien un tyran.
LES BRETONS SOLLICITENT ENVAIN
rajjìjîancc d'Aè'tius ( en 447. )
U N E longue suite de combats 8c d’autres faits d’armes, d’in-justices, de cruautés, de vexations, tel est le tableau de la partieméridionale de l’île,tant qu’elle resta soumise aux Romains;tableauqui appartient plutôt à leur histoire qu’à celle de la Bretagne,8c où l’on retrouve à peine quelques traces effacées du carac-tère primitif des Bretons. On ne voit plus qu’un peuple fans
vertu