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nettoyèrent toutes les côtes de ces petites flottes de Corsaires,vaincus ou détruits fur leur propre élément. II exerça sonPeuple à la Navigation, protégea le commerce & ouvritdès-lors à ses vaisseaux la route des Indes , dont les perlesornèrent fa Couronne. Ami des Arts & des Lettres qu’il culti-vait lui-même avec succès , il fortifia son Peuple en l’éclairant.II fonda dans Oxford cette Université si célèbre. Une partiede ses Finances étoit assignée aux besoins de l’Etat, l’autreà ses bienfaits. Son tems étoit aussi distribué en trois portions.J 1 donnoit la premiers aux affaires de son Royaume, la secondeà l’étude & à ses pieux exercices, le reste aux besoins de laNatúre. L’Art de l’Horlogerie n’étoit pas né : son génie ysuppléoit, & des flambeaux d’égale longueur mesuroient àses yeux la succession de ses heures & de ses travaux.
Un nouvel orage vint les interrompre. Le fameux Hastings,(en 893.) quitte la France qu’il avoit désolée , & fondsur P Angleterre avec 350 vaisseaux. Les Danois d’Est-Anglie & de Northumberland , restés fans Chefs par lamort de leurs Rois , s’uniffent à leurs compatriotes , &fe révoltent contre Alfred. Alfred rassemble hésite de sesTroupes , détruit tous les Partis errans de ces Pyrates , &les force à se retirer dans leurs Forts, & à y consumer lebutin qu’ils avoient pillé fur la France. II poursuit uneautre armée de Danois , les bat , & les force à fuir furleurs vaisseaux. Pendant qu’il triomphe dans le Comté deSuffex , une autre armée qu’il avoit laissée à Londres, secon-dée desHabitans, attaque Hastings dans ses retranchemens, &lui enlève fa famille & ses deux fils : des Soldats les conduisentà leur Roi. Alfred épargne généreusement les Captifs, & rendla femme à son mari, & les enfans à leur père. Hastings bloquédans Bultington, & réduit à l’extrémité , fait un effort déses-péré, pénètre l’armée Angloise aux dépens d’un grand nombre
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