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imprimée en Prose. On sent combien PHlfloire s’y trouv©défigurée par toutes les fictions de la Poésie.
Guillaume ne pouvoit pas toujours occuper Robert, &celui-ci, qui se sentoit soutenu de la France, vacillant dansfa soumission, ne ceffoit de porter ombrage à son père. Unautre évènement domestique attira l’attention du Monarque.
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r GUILLAUME LE CONQUÉRANT
Guillaume x -
*akx° KQUÉ * arrêté O don , son frère, Évêque de B ay eux , quittant
Jes États , dans h dejsein d aller en Italie cabaler
pour la Papauté (en 1082)
Guillaume régnoit au tems où le génie des PrincesofFroit dans leur conduite & dans leurs goûts mille contra-dictions étonnantes pour nos mœurs. On étoit cruel & hos-pitalier; on étoit religieux dans les pratiques & barbare dansla vengeance, équitable dans ses arrêts, injuste dans sesprocédés. On étoit avare envers ses enfans & libéral pour lesÉglises. Guillaume fur-tout offrit plus d’un contraste de cegenre. Mais tout ce qui n’étoit point chez lui l’ouvrage despassions, présentoit le caractère du grand homme.
Le fameux Livre , du jour du Jugement, Doom’s Day-Book , qu’on retrouve encore dans FEchiquier , annonceì’Administrateur attentif, qui pèse dans une juste balance laforce des Provinces , la valeur des terres , les fortunes desParticuliers, pour établir ses ressources dans une sage pro-portion. Aussi se montra-t-il libéral, sans cesser d’être éco-nome.
Politique habile, ce Monarque eut désiré que fa conquêteopérât fur les peuples vaincus la même révolution qu’autrefoisles Saxons avoient produite dans toute la Bretagne, en lui faisant