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Tome I.
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q u’ainsi combattue, la simonie, ce vice si accrédité dans cesiècle de corruption & d’ignorance , ne soutint pas long-temsles regards du Monarque Anglois. Un exemple éclatant, prisdans fa famille môme, annoncera toute l’infléxibilité de sonzèle.

Guillaume avoit deux frères utérins, que lui avoir donné famère d’un second mariage qu’elle avoit fait avec un simpleGentilhomme nommé Herluin. II en avoit eu aussi une sœur.Robert, l’un des deux frères , fut pourvu du Comté deMortain ; il fit f autre Evêque de Bayeux , puis Comte deKent en Angleterre. Odon , son second frère, plus proprepar son génie à soutenir cette dernière qualité que la première,rendit à Guillaume d’importans services. On le vit un jourarmé de fa massue, dans un moment critique, où Tannée duMonarque plioit fous les coups de Tennemi & menaçoit d’unedésertion prochaine , s’avancer vers les soldats, le bras levéfur leur tête, les effrayer d’une voix tonnante , avertir Guil-laume , qui, levant son casque & se faisant reconnoître, ralliabientôt les fuyards.

Odon fut le Ministre de confiance auquel Guillaume confiale Gouvernement de T Angleterre , pendant son voyage deNormandie; & qui par la sagesse de son administration, justi-fia le choix du Prince. Audi jouit-il à la Cour de la plushaute faveur. C’est à lui que la Reine Mathilde donna cetteTapisserie précieuse , ouvrage de sa main , qui représente laconquête de l’Angleterre ; cette autre pièce qu’on nommeencore aujourd’hui toilette du Duc Guillaume, où Ton volt leshabits que ce Prince 8t sa femme portèrent au jour de leurmariage, deux morceaux curieux qui font encore partie dela décoration de l’Eglise de Bayeux, aux jours des grandesfolemnités.

Moins Prélat, nous l’avons dit, que militaire dans se*