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Tome I.
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la moindre irrésolution. De plus , Henri étoit déjà père, Stpar là rassurait les Anglois contre les troubles & les horreursdes guerres civiles.

Aussi jamais couronnement n’avoit excité parmi les Grands& le Peuple, une joie aussi vive. II fut sacré à Westminster,par Thibaud, Archevêque de Cantorbery, environ un moisaprès la mort d’Etienne.

II lui tardoit de justifier la haute opinion qu’on avoit conçuede son règne. Son premier coup d’autorité & de sagesse à lafois , fut d’effacer les traces de la foiblesse de l’ancien gou-vernement. II y réussit en purgeant ses Provinces de ces ban-des indisciplinées de Flamands & de ces Cottereaux vagabonds,qui causoìent encore plus de ravages qu’elles n’offroient deressources, lorsqu’elles venoient se mettre à la solde des Prin-ces. Henri montra qu’il avoit assez de ses sujets pour la dé-fense & la gloire de ses Etats. Un Prince a déjà gagné biendu terrein, quand il a sçu donner à sa Nation une grande idéed’elle-même,

Pas-à-pas, Henri abbaissa tout ce qui pouvoit offusquer lamajesté du Trône. II rasa ces forteresses qui, dans le cœurdu Royaume, ne pouvoient être que l’asyle de la révolte &du brigandage. II fit rentrer dans fa main ces dons énormesque la foiblesse des trois derniers règnes avoit imprudemmentmultipliés. II fit des exemples de cette juste sévérité jusquesdans fa famille, & fur les Seigneurs même attachés aux in-térêts de fa mère ; persuadé que la reconnoissance n’obligejamais un Souverain à prendre avec son sujet une sorte deniveau. Dans fa marche imposante, il n’oublia point ce queses voisins avoient distrait de ses anciens domaines. Un échangelui fit recouvrer fur le Roi d’Ecosse trois Comtés qui coupoientCes Etats, La terreur de ses armes, l’opinion de fa bravoure

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