Band 
Tome II.
Seite
13
JPEG-Download
 

C r 3 T

pouvoient faire respecter sa puissance. Ausïì Favons-nouS vu àlà merci de toutes les prétentions des Grands de son Royaume ,&, de ces prétentions, dont on alloit chercher 1 origine chezlès premiers Rois Saxons, commença à se' former- ce systemede Gouvernement qui balança, par une véritable aristocratie jlé pouvoir dù Monarque. Nos tableaux ne nous permettentpoint le détail de ces deux Chartes fameuses qui enchaînèrentlè Prince, étendirent la liberté des Seigneurs & créèrent parmieux un nouveau tribunal', juge suprême des prérogatives dtttrône.

Ce que nous avons à peindre est: cette révolution frappantesdont Testet persévère dé nos jours, St à laquelle on a dû ceParlement, qui, fans aucune forme légale, fans l’aveu d uMonarque , qui n’y concourut que par fa foiblesse, donna à laNation un Corps souverain &t législatif. Henri III, y contribua 1plus qu’un autre, parce qu’avec plus de cupidité, avec plus ds'dissipation dans ses finances, il eut plus souvent besoin decaresser l’orgueil des Seigneurs, pour trouver des ressources.Mais alors mêmè il entra en tutelle. Sa dépense fut fixée, & ledroit d’imposèr dés subsides sortit de ses mains pour passes»dans celles de la Nation. Ainsi une autorité abusive dans sonorigine, devint, par succession de te ms , par la force des'circonstances, par l’adoption ' qu’en firent & le Prince & laNation, une autorité légitime.

Le règne de Henri III & celui de Louis IX son contern»-porain, médités attentivement par un Prince, qui joindrait;à un esprit pénétrant une raison saine St une ame droite,íeroient une école intéressante pour se former dans le grand'art de régner. D’un côté une bonté judicieuse , une piétéeclairee , une sagesse constante, une bonne-foi irréprochable, >une fermeté de principes & non de boutade, apprendraient àlrendre F-autorité chère St majestueuse;Sc toujours redoutable;