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pouvoit seul ranimer la Ligue & rallier les Confédérés. Adamcampo't avec quatre-vingt Cavaliers dans les bois de Hamshire »d’où il faisoit sur les cantons voisins des excursions désastreuses., Emporté par son impétueuse valeur, Edouard le surprend
• dans son camp; Sc, sans confier fa gloire au sortd’une bataille,
• il se jette seul sur cet adversaire, qu’il trouve digne de se
• mesurer avec lui. L’étonnement Sc l’admiration, autant que» l’ordre d'Edouard, arrêtent les deux armées, à la vue de ce, combat singulier , qui tint long-tems la fortune indécise.
• Tous deux à pied, ces vaillans Guerriers se colletent Se se
• battent avec un égal avantage, jusqu’à ce que le pied ayant. glissé au Baron de Gourdon , Edouard se vit maître de
• son ennemi. «
Cette action décisive pour la réputation d'Edouard, renditun Héros á la Patrie, par la générosité du Vainqueur, qui eutla grandeur d’ame d’estimer son ennemi, & la sage politiquede se l’attacher. Gourdon eut non - seulement la vie sauve ;mais la faveur du jeune Prince , qu’il mérita toujours deconserver.
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