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accabler la France : il a pour lui l’Empereur Louis de Bavière ,de puiffans Princes d’Allemagne ; il a dans son parti, par lemoyen de Robert d’Artois, le fameux Artevelle, génie auda-cieux & tranchant avec la Noblesse, souple & populaire avecses citoyens; Artevelle, Brasseur de Bière, qui, par le tribunalqu’il se créa à lui-même, parvint à faire la loi à son maître, à lechasser de son poste ; &, tel que le Préteur de Rome, le tropheureux Sylla , vint à bout de faire trembler toute la Flandre,par les ressources de son éloquence, par l’audace de ses injus-tices & le despotisme de ses proscriptions. C’est entre cesdeux tisons fumans qu Edouard couve fa vengeance. II abatla fierté de FEmpereur, en le prenant à fa solde ; il se con-cilie tous les Princes. Confiant dans fa fortune & son génie,par-tout il cherche le Roi de France. Cambray voit se déployerFarinée nombreuse des Anglois, trois provinces de la Francefont ensuite ravagées; la flotte Françoise est défaite au combatde l’Écluse. Quelques échecs forcent Edouard de recourir à lanégociation ; mais ces trêves n’amèneront point la paix St neserviront qu à préparer sérieusement la guerre.
Les troubles de la Bretagne arracheront Edouard auxcharmes de la Comtesse de Salisbury, nouvelle étincellepour rallumer la guerre entre F Angleterre Sc la France.
Si la politique des Princes étoit toujours conséquente, onauroit lieu d’être étonné de voir Edouard se ranger, en épousantla cause de Montfort, du parti de la Loi Salique, à l’égard dutrône de la Bretagne auquel cette Loi est étrangère, tandis qu’ilFattaquoit en France où cette Loi étoit devenue un principesacré de la monarchie. Nantes fut l’écueil de la fortune deMontfort, à qui n’avoient pu résister les plus fortes placesde la Bretagne, il y tomba dans les, mains de Charles deBlois ; & bientôt il se vit dans la Tour du Louvre , a ladiscrétion du Roi de France.
Mais la cause de Montfort, désespérée en apparence, reprend