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• ce cœur de bronze. Gentil Sire , lui crie-t-elle ; 'sai repassé« la Mer . oà ne vis oncques , un tel orage. Par la Vierge4 Marie , par le fruit que je porte , par amour pour moi *. faites merci à ces fix braves hommes. Auíli-tôt le bandeau« tombe des yeux d’Édouard ; son ame, un instant irrésolue,. s’ouvre enfin à la pitié , les victimes entendent leur arrêt. de grâce. L’éîoquence d’une femme & la tendresse d’une. épouse ont rendu Édouard à l’humanité & à l’honneur. .
Pourquoi faut-il que la gloire de Philippine s’obscurcisse parla demande qu’elle fit, peu de jours après, des maisons con-fisquées fur un de ces généreux citoyens ? Pourquoi le nommême d’Eustache eut-il à souffrir une éclypse, en acceptantdans la fuite les bienfaits d’Édouard ? Oublions ce trait étrangerau noble enthousiasme de son héroïsme ; & disons avec lamême véracité historique, que la fidélité inviolable de seshéritiers, constamment persécutés par Édouard, rétablit toutela gloire de leur nom.
Edouard III- J E A N } PRISONNIER A LONDRES,servi à table par 1e Prince de Galles (en 13^7).
Le Prince de Galles avoir gagné ses éperons , ainsi quel’avoit annoncé son père, à la fameuse bataille de Crécy.D’autres exploits & de plus grands honneurs dévoient l’illus-trer & le mettre au rang des plus heureux Capitaines de sonsiècle. La fortune fit plus pour lui que le génie, & fa bravourele servit moins que l’imprudence de son rival. Ce rival fut leRoi Jean : Philippe de Valois n’étoit plus, la France le jugeafur ses malheurs; & son peuple, surchargé d’imposition, levit disparoître comme un fléau. II fallut les désastres du règnesuivant, pour lui rendre en partie fa gloire.