feílin, dont Charles régala Richard dans fa tente, signala■cet évènement. La jeune Princesse fut présentée & reçue lelendemain. La trêve signée, Richard quitta ce beau Ciel, oùtout sembloit ne respirer qu’une joie pure, pour entendrehientôt gronder les orages, fous le Ciel nébuleux de P An-gleterre.
RICHARD EST ASSASSINÉPAR E X T O N & huit scélérats (en 1400).
D É J A le Duc de Glocester étoit devenu l’ame de laConjuration. Par-tout il dénonçoit Richard à la Nation,comme infecté de tous les vices, fans aucune qualité quiput en couvrir la honte ; & , selon lui, le Parlement n’atten-doit qu’un signal pour tout oser. II ne se trompoit point, &dé j a l’Anglois avoir pris ce ton farouche & menaçant , quisi souvent montra depuis à son maître une autorité plus querivale. Glocester découvert & auffi-tôt arrêté, le Roi le fitétrangler secrètement avec une serviette ; supplice clandestin,indigne de la majesté royale ; mais tel que le décerne unPrince foible, qui ne fait ni punir ni pardonner à propos.On devoir s’attendre que cette punition lâche & ténébreuse,exercée contre l’oncle du Roi , trouveroit sa vengeance dansla maison de Richard ; un évènement imprévu ne fit que lasuspendre.
Deux personnages attirèrent Pattention de la Cour & dupeuple : les Ducs d’Héréford & de Norfolk. Le premier, filsdu Duc de Lancaster, connu également fous le nom deDerby, Prince habile dans la guerre & la politique, témé-raire quelquefois dans fa bravoure, mesuré dans la conduitede ses intrigues, affable & populaire, chéri éperduement dela Nation, est le même que nous verrons, fous le nom deTome II. I
Richard