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contre-ordre arrive à Warwich. Edouard commettoit une-grande imprudence, en irritant un allié auffi puissant que leRoi de France; mais le favori, qui dans ce manque de parolene vît qu’un affront personnel, ne put jamais en perdre l’amer-tume. Ne trouvant dans son maître qu’un ingrat, il ne connutplus que la maxime de Médée, pour arracher au Prince cequ’ïl avoit fçu lui donner»
Warwich dans fa vengeance recueille les restes de la Roserouge , corrompt le frère d’Edouard ; & bientôt, fe montrantà la tête d’une armée formidable, il ose se mesurer avec sonmaître, que-cette vive secousse avoit éveillé au sein des plaisirs.Lê pèse de la Reine est tué dans le combat; Edouard négocie ,8c fe laisse tromper par Warwich , qui marche à fa tente & lefait prisonnier. Maître absolu de l’Angleterre, cet heureux-Cápitaine lui rend son ancien maître. Cependant, au plushaut période de son crédit, Warwich délibère, s’attendrit furEdouard, & incline vers le retour à la fidélité.-Edouard, quis’apperçoit qu’il est moins surveillé, lui en ôte le mérite, encorrompant ses Gardes & fe sauvant à Yorck. Henri VIest déja déchu deux fois du trône ; & nous allons voir que'jamais la roue de la fortune ne fit plus rapidement ses révolu-tions. Une bataille a-changé à Stafford le destin d’Edouard pWarwich fugitif & proscrit n’attend plus rien que de laFrance. La politique de Louis XI vient à son secours, &les circonstances devenues très-impérieuses pour la Reine &Warwich , rapprochent deux ennemis qui fembloient irrécon-ciliables : Marguerite, qui avoir fait décapiter le père deWarwich , & ce Général qui avoit détrôné l’époux de la*Reine. Ainfi les droits les plus sacrés fe turent devant l’intérêtpersonnel».
Cette réunion fortifiée des Troupes & de f argent du Roi de'France, alloit changer encore la face des affaires. La nouvelle-'