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Tome II.
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contradiction devint un crime d’Etat, qui ne put être expiéque par le sang, tant la soif de le répandre étoit devenuecomme un besoin pour cette ame féroce.

Volsey n’échappa au glaive du bourreau que par la mortqui le surprit en revenant à Londres pour y être jugé ; Pré-lat que son orgueil & son faste a voient rendu odieux à l’An-gleterre ; mais qui fut intéresser dans fa retraite par fes mal-heurs & ses vertus. L’Évêque de Rochesler, Jean Fischer,paya de sa tête son opposition â la suprématie du Roi. LeChancelier Morus, ce Platon de l’Angleterre, aussi célèbrepar fa science qùe par sa sagesse , finit en Héros de, laReligion, en Philosophe supérieur à la fortune , à la viemême, après avoir rejetté le serment impie. II sembla quele tombeau de la Religion Catholique en Angleterre devoitêtre arrosé du sang d’autant de victimes que savoir été fousles Empereurs Payens le berceau de l’Èvangile. Les Loixde Henri les plus sages, celles même qui, après son schismeconsommé , maintenoient le respect pour la discipline ded’Eglise , n’eurent d’autre nom que celui de statuts de sang.

Henri meurt après un règne de trente-huit années. Nous lais-serons à l’Anglois & au Parlement de cette Nation à juger d’unPrince le plus arbitraire dans son Gouvernement, le plusdangereux dans fes inconséquences, le plus bizarre dans fespassions, & à décider par quel prestige ou plutôt par quelledégradation ce Sénat &'ce peuple, qu’un siècle après l’onverra plus que rival de son maître, ne parut sous la vergede Henri, qu’un esclave sans résistance.

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