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Tome II.
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dans Londres de quelques Anabaptistes, réfugies d'Allemagne.On craignit la contagion de leurs erreurs ; & , comme danscette contrée, qui si souvent a crié à Pintolérance contre PEgliseRomaine, on ne connoiffoit alors que le ministère du bourreaupour maintenir toute espèce d’autorité , le Primat Cranmercrut devoir contenir les peuples par un Autodafé , qui leur sitsentir la nécessité de respecter ses projets & son plan deréforme, dans lequel il n’avoit pas jugé à propos d’admettreP Anabaptiste.

. Un bûcher fut donc élevé au milieu de Londres. Une. inquisition sévère découvrit quelques négocians accuses. d’opinions erronnées , qu’ils furent contrains de désavouer. à la vue des flammes. Une femme qui osa persévérer dans. fa secte, fut la première victime de Cranmer. JeanneBochet,

. ou Jeanne de Kent, ne voulut écouter ni les Commissaires ni. P Archevêque, & professa l’anabaptiíme au pied du bûcher.

. Présent à cette scène, Edouard plus humain & plus com-. pâtissant que les Juges, voulut P absoudre. Cranmer en. fureur Pallarma fur P impunité d’une pareille hérésie. Le, jeune Prince ne put retenir ses larmes ; mais il fallut. signer. Primat, dit-il au barbare Cranmer, je figue sous. votre dicle'e; mais votre conscience répondra à l’Être- Suprême. du supplice de cette malheureuse. Jeanne fut jettée au feu.

, Un Hollandais, accusé d’arianisme, subit le même sort. ,

Èdouard fut bientôt agguéri à ces scènes de sang. II avoitvu périr un de ses oncles. Une nouvelle faction lui demandaie supplice du Protecteur, ce fut celle de Warwich, fils deDudley. Le Roi négocia pour le Protecteur son oncle; maiseffrayé des projets ambitieux qu’on prêtoit à Sommerset, ilsigna son arrêt de mort : juste représaille du supplice de synfrère Seymour.

On croit bien que la France ne s’oublia pas au milieu

Nij