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Tome II.
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malheur, qu’à la suite de ces secousses, la lassitude laisse voiren lui une forte d’affaissement, il aura bientôt en tête unepuissance rivale, qui le fera trembler lui-même fur son trône»Que la crainte, ou qu’une bonté peu judicieuse vienne à luiarracher des concessions 8c des sacrifices indiscrets : un peuple-tel que PAnglois, à qui les essais d’indépendance ont fi souventréussi, n’aura plus rien qui l’arrête pour abattre à la fois &le Monarque 8c le trône.

Ce coup de pinceau a déja esquissé le tableau des catas-trophes du règne désastreux que nous avons à décrire..Essayons fi, dans l’art de peindre au cœur & à l’esprit, il est:des couleurs assez sortes pour en tracer Phorreur.

On eut dit que la Nature ne formoit qu’avec peine cettevictime, qui devoit tomber fous le glaive du fanatisme..Charles, dans son enfance, n’avoit montré qu’une constitu-tion foible & délicate, qui long-tems l’avoit rendu incapable,des exercices du corps. L’homme physique s’ébauchoit enlui si lentement, que son frère, le Prince Henri, lui plaçantun jour fur la tête le bonnet-quarré de l’Archevêque deCantorbéry, voilà , mon petit frère, lui dit-il, la Couronneque je vous garde (r qui vous convient . Henri mourut 8c n’eutpoint la Couronne d’Angleterre., Charles se saisit à la mortde son père de ce funeste présent, sous la plus sinistre desconstellations, qu’on put appeller, dans le. bonheur de Crom-wel, l’Etoile des grands scélérats.

C’est par Pintrigue 8c Paseendant de ce trop fameux génie»,que, pendant un règne de vingt-quatre années, on va voir.la bonne-foi fans cesse aux prises avec la fausseté , la poli-tique voilée de l’hypocrisie, accréditée par le fanatisme; unpeuple séduit par de vertus apparentes , ébloui par desactions d’éclat qui offusquent le trône; qu’on verra des factionstrompées par un secret profond, entraînées vers le même but