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Tome II.
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. se rendre redoutable par le supplice d’un des Chefs : je ne. yeux point, répondit-il, d'un pouvoir ni d’un empire acquis« par des voies sanglantes. On vouloir lui faire dissoudre le. Parlement, Desborough conduit en tumulte fa cabale chez. le Protecteur. Richard, à Pair insolent, au ton menaçant. du factieux , sent tout le danger de sa position , & se volt. sans ressource pour ramener ou châtier ces mutins. Deja les. voies de fait avoient prévenu fa réponse, caste le Parlement. & renversé le Protectorat. Richard , sans passion , parce qu’il. étoit sans intrigue, n’oppose à leur fougue qu’une modeste. assurance, Sc confond leur audace par le sacrifice volontaire. d’une grandeur momentanée, au repos de la République.. II signe fur le champ fa démission. .

Le moment fortuné, qui devoit voir rentrer tous les partisdans l’ordre , n’étoit pas encore venu. II falìoit que cettemalheureuse République , P ouvrage & le jouet de tant defactions, éprouvât, une année entière, les maux de l’anar-chie. Acharnés, l’un contre l’autre, P armée Sc le Parlementse disputèrent le fruit des forfaits de Cromwel , dont lamémoire étoit déja en exécration chez les Anglois. Le Parle-ment , qu’il avoit écrasé, se releva de lui-même ; Sc de lui-même ensuite se cassa , lorsque le grand crédit de l’arméelui fit craindre de voir sa sûreté & sa dignité compromises.L’audace St la confiance que Cromwel avoit autrefois inspi-rées à cette milice, alloient mettre l’Etat à la discrétion,des troupes ; mais les Généraux se divisèrent, Sc cette dis-corde , fomentée par les Émissaires du Parlement, amena lesalut de la République.

La Providence sembla P avoit placée dans la main d’unGénéral de la plus haute réputation. Politique profond,d’un prudence consommée dans toutes ses mesures , d’unzèle à toute épreuve pour le sang de ses anciens maîtres, le