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. qui semble ranimer toute la Nature ; tout se renouvelle ; Sc. les yeux du Monarque ne voyent que des royalistes. Monde» tombe à ses genoux , le Prince reconnoissant le relève,. l’embrasse, & l’appelle son père. La Noblesse 8c le peuple• à ses pieds forment une de ces scènes attendrissantes, dont. rarement l’Angleterre est le théâtre , 8c dont le François,» maigre 1 habitude, connoît fi bien le prix. L’heureux Monde. jouit dans ce spectacle d’un triomphe mérité ; c’est celui. d’un zèle héroïque, de sa sagesse 8c son définte'ressement •Mais Londres appelle Charles : il se doit aux désirs d’unpeuple passionné. L’enthousiasme va tout faire pour le bon-heur du Roi. Heureux Prince, s’il sçait en profiter 1
CHARLES VEND A LOUIS XIV Charle,la Ville de Dunktrque (en i66r).
Tout-A-COUP l’Angleterre a changé de face, 8c, danscette Isle où le fer du bourreau a souvent été l’instrument leplus efficace de la politique , on voie avec surprise un Généralpuissant 8c accrédité , combattre par les seules ressources deson génie les factions diverses, enchaîner les partis les plusturbulens, réduire au silence le fanatisme, 8c produire , sansle glaive de la mort, fans qu’il en coûte un prodige à laNature, fans le concours des Puissances étrangères, la révo-lution la plus éclatante pour l’honneur de la Nation , pourla dignité du trône 8c le repos des peuples. Inintelligence, la ‘fermeté 8c la valeur : tels font les ressorts de Monde, de cetillustre Restaurateur de la Monarchie. Envain, déconcerté parla politique de ce Général, dont il n’a pas pénétré le but, lesouple Mazarin lui propose l’appui de sa Couronne , soit pour
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