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d’i «dépendance. Ses courtisans, l’y portoient : leur intérêt pou-voit autant que le sien leur faire adopter le génie de la Courde France , en le rendant maître absolu des Parlemens, dontles prétentions avoient été lì funestes au repos & à Fautoritéde ses prédécesseurs. Charles rejetta cet avis ; soit qu’il crai-gnit de rouvrir des plaies à peine cicatrisées, soit que, parun triste effet de l’humanité, Fhomme au terme de ses vœux &prévenu dans tous ses désirs, eut perdu, dans Charles, F acti-vité du zèle & la vigueur que lui avoient donné les revers.Plus d’une époque de son règne nous attristera fur cettedégradation sensible, qui fut le crime de Buckingham Sc dePercy.
Le goût de Charles se satisfit par les fêtes multipliées àFeutrée de son règne. Celui de la dépense alla toujourscroissant. Plus de sept millions de France que lui accorda sonParlement pour sa dépense personnelle, disparurent bientôtdans ses mains. La vente de Dunkerque lui offrit une ressourcemomentanée.
. Dunkerque, pris par Cromwel, devenoit, entre les mains. des Anglois, un Fort presque également redoutable à la. France, à FEspagne & aux Pays-Bas. Mais, au bruit que. commençoient à faire en Europe les armes de Louis XIV,, on devoir bien penser que les Ministres Sc les Généraux. de ce Prince marqueraient bientôt cette place à la tête de. ses conquêtes. Louis XIV en dçmandoit le rachat. Claren-. «Ion & Southampton y décidèrent fans peine le Roi Charles., Schomberg se déclara contre cette vente, qui privoit FAn-. gleterre d’une place regardée comme imprenable. Cepen-. dant la vente fut résolue de F avis du Parlement. Le Comte. d’Estrades, Ministre du Roi de France, fe rendit à Londres,. Sc, fur fa proposition, cette place fut vendue à Louis XIV,. moyennant c : nq millions de France , que Charles devoir