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. déposer dans la Tour; mais qui devinrent la proie de son. luxe & de ses maîtresses. •
CHARLES II REÇOIT UNE AMBASSADEDE LOUIS XW (en 1665).
S’II* n’eut fallu, pour régner paisiblement fur ì’Angleterre,que l’assemblage de ces qualités aimables, qui, dans un parti-culier , font le charme de la société, Charles pouvoit sepromettre un règne heureux. Né bon & juste, ennemi de laviolence & de Panimosité, simple dans ses mœurs, doux dansson commerce, magnifique dans fa dépense, amateur instruit &curieux des lettres & des Arts, ingénieux à varier les plaisirs,séduisant pour les femmes, jusqu’à se faire pardonner soninconstance ; Prince isolé des affaires, il eut fait les délicesde fa Cour & de ses amis. Si même, plus habile à saisirl’avantage de sa position, & voulant imiter Louis XIV, dontla grandeur élevoit quelquefois son ame, il eut profité del’enthousiasme, pour donner à son Gouvernement, par desdegrés imperceptibles, la consistance d’une monarchie abso-lue , Charles eut régné fur un peuple soumis & heureux.Mais le sceptre ne reprit dans fa main ni la fermeté ni Péclatauxquels l’Anglois sembloit s’attendre.
Ce Prince, dont on a dit qu’iZ ne sçut pas être Roi un quartd’heure de son règne, & dont, selon Buckingham, Pinsoucianceétoit la maîtresse favorite , laissa au Duc d’Yorck, son frère, lesrênes du Gouvernement. A comparer Charles avec lui-même,dans les différentes époques de fa vie, on eut dit qu’il n’avoitqu’une mesure d’activité qui devoir cesser avec ses épreuves,ou que, capable de tout oser, au milieu des plus grands dan-gers , son caractère perdoit dans le calme toute espèce de
Charles