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Tome II.
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( H 7 )

d’apoplexie lui donna le coup de la mort ; entoure d’ÉvêquesAnglicans, qu’il refusa d’écouter, il mourut dans la Com-munion Catholique.

Doux, mais voluptueux à Fexcès ; aigri au fond de l’amecontre les sectes Anglicanes, dont son père avoit reçu tantd’outrages , dégoûté des factions , Catholique par goût &par principes, tolérant par politique & par caractère, Charles,à ce degré d’insouciance sur les affaires & la Religion, noussembîe-t-il éloigné du François de notre XVIII e . siècle ?

Admirateur de Louis XIV, il voulut à son exemple donneraux Arts & aux sciences une forte impulsion. II y réussitdans rétablissement de la Société royale de Londres , Corpsillustre, qui , depuis cent vingt ans, n’a point dégénéré defa célébrité, & auquel on doit d’importantes découvertesdans l'Astronomie, la Géométrie transcendante ; digne émulede l'Académie Françoise, tribunal auquel la langue Natio-nale a dû sa pureté & sa richesse.

JACQUES II APPREND PAR UNÈ

LETTRE , qu ïl ejl abandonné defa fille (en 1688).

C E seul titre annonce à nos Lecteurs la malheureuse destinéedu Roi Jacques, le précédent règne l’avoit déja préparée.Le fameux Comte de Shaftsbury, ayeul de l'Auteur des Carac-tères, Ashley-Cooper, en avoit été le premier moteur. TyransousCromwel, successivement indépendant & royaliste, Ministredes plaisirs de Charles II, il étoit devenu, par cette étrangevéhicule, le Chef de la Justice. Vendu à la France , trompanttour-à-tour le Duc d’Yorck & son frère, Shaftsbury, odieux à laCour & a la Nation, étoit passé en Hollande ; & ce fut-là quel’esprit de vengeance lui fit tramer avec le Prince d’Orange la

Tij

Jacques