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Tome II.
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gepdre, en étçùt bien vengé par les hommages volontairesdes Etrangers.

Mais quel personnage qu’un Roi détrôné à côté d’unMonarque couvert de gloire ! On lui fit un crime de sonaffection pour les Jésuites : si ce Prince eut dû s’en tenir aupersonnage d’un Philosophe Chrétien , quel choix plus judi-cieux que celui qui l’eut attaché au commerce d’hommesconnus pour être auísi instruits, aussi aimables qu’ils étoientvéritablement religieux ! Et si Jacques parut manquer d’éner-gie, l’imputera-1-on à des hommes si jaloux de l’honneurde leur corps & de celui de leurs partisans !

Jacques, fur les avis qu’ií reçut d’Irlande, se montra très-ardent à reconquérir son Royaume. Louis XIV douta dusuccès, & ce doute relève encore la générosité de ce grandPrince, qui n’écouta que l’honneur & que le respect dû auxmalheureux , pour seconder Pentreprise de Jacques. II luifournît une armée de cinq mille hommes, fous la conduitedu Comte de Lauzun, & le pourvut abondamment d’armes& de vivres.

. La séparation fut très - touchante. Louis XIV vient à

• Saint-Germain faire ses adieux à Jacques. Monsieur mon» frire , lui dit - il en l’embraffant, je vous vois partir avec» peine, & cependant tout mon désir ejì de ne point vous

• revoir , quelque disposé que je sois toujours à vous bien.

• recevoir che ^ moi. Louis ajouta qu’il avoir armé ses Trou-'

• pes ; mais qu’il vouloir Partner lui-même , & lui fit présent. de sa cuirasse. Cette armure d’un Roi victorieux, pouvoir, être heureux prognostic ; mais Jacques éprouva bientôt» qu’elle n’étoit point un gage assuré de la victoire. .

Tyrconnel, malgré son crédit, ne put empêcher qu’onn’indisposât les Irlandois, en leur persuadant que Jacquesles avoit vendus à Louis XIV, par un traité avec le Comte: