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Reine recueillit tout le fruit. Une conspiration trames en Ecosse .& dans laquelle entrèrent les François , occasionna l’opéra-tion la plus importante pour réconcilier & unir deux Nationjusqu’alors riva’es, quoique fous le même sceptre. Un autrefoyer de divisions entre les Episcopaux 6c les Presbytériens,inquiétoit lá Cour. LTEcoffe avoir d’ailleurs ses mécontens quientrevoyoient avec peine le moment qui les réunirait à l’An-gleterre. Le Parlement d’Ecosse fit, en 1704, une levée debouclier^ qui pouvoir avoir d’étranges suites, en opérant ladistraction entière de ce Royaume d’avec la Couronne d’An-gleterre. Par un Bill, qu’ils appellèrent 1 ' Acía da sure te, ils sedonnoient la liberté de se choisir un maître après la ReineAnne 6c celle d’armer tous les habitans de f Ecosse contre lesAnglois.
Une démarche aussi hardie attira l’attention de la Cour, 6c leParlement Ecoffois, qui sentit bien qu’elle ne resteroit pasimpunie, se hâta de la révoquer , en demandant à la Reinedes Commissaires pour traiter de la réunion des deux Royaumes.Dès-lors toute hostilité cessa entre les deux peuples. Cepen-dant le début de la Négociation ne fut pas heureux. Ratifiépar les Commissaires respectifs, le Traité d’union lu dans leParlement d’Ecosse , ne parut au peuple ainsi qu’aux Pro-vinces qu’un ouvrage scandaleux 6c funeste , dont on demandavengeance; 6c sur le refus du Parlement, le Traité fut brûlépubliquement à Dumfries.
. La sédition fut bientôt calmée par la sagesse d’Anne &» par la prudence de ses Commissaires , ou du moins elle. ne montra plus que d’impuissantes bravades. Quelques cris, s’élevèrent du parti des Républicains zélés, qui craignirent. fans doute de voir trop d’appuis au trône. Enfin cette réunion. devint loi Nationale, ratifié par l’un 6c l’autre Parlement.«, On y stipula le maintien des Loix respectives, Phonneur &.