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La prérogative royale eut auffi besoin de recevoir sonassi’ète, pour obvier au vice de l’Oligarchie, ainsi qu’audespotisme du tribunal. Tout dût se faire au nom du Prince»tout dût se rapporter à un point unique ; & l’indivisibilitédu pouvoir suprême fut le sceau de la liberté.
Voilà comment, par un concours de circonstances, laplûpart imprévues, il s’est établi en Angleterre une consti-tution , telle que l’Europe ne l’offre point ailleurs, telle quel’Orateur Romain, homme d’Etat s'il en fut jamais, desiroitde la trouver dans une Nation , où par un tempéramenttoujours difficile à conserver sans orages , les trois pouvoirs,du Monarque, des Grands & du Peuple, composés des deuxPuissances législative & exécutrice, séparés dans leur exer-cice , balancés dans leur activité , ne formeraient qu’une puis-sance unique, qui ramèneraient tous les Ordres à l’intérêt deFÉtat & á celui des citoyens ; & , dans cet Ouvrage où la:Nature semble avoir autant fait pour l’Anglois que le Génie,tous les droits , comme le disoit Tite-Live, émanent dupeuple , 2c le plein exercice en appartient au Magistrat poli-tique. Quod populus in se jus dedeiit , eo Consulem usurwm*.
Tite-Liv. L. 3. 9.
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