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fond du Petit Cul-de-sac, sous la protection du vaisseaule If'ooL'wick. Les habitans ne s’opposèrent pas au débar-quement , et à mesure que les Anglois avancèrent, ils seretirèrent vers un retranchement, au- delà de la rivièreLecosne. Ce poste étoit de la plus grande importance , etcouvroit tout le pays jusqu’à la baie de Mahant, où l'ondébarquoit toutes les provisions et les munitions qui venoientde Saint-Eustache. Des marais couverts de mangrove, ren-doient les approches de la rivière inaccessibles , exceptépar deux passages étroits , coupés de fossés larges et pro-fonds, et que lesFrançois avoient'fortifiés avec des redoutesbien palissadées , montées de canons , et défendues par unemilice nombreuse. Malgré tous ces obstacles les cominan-dans anglois résolurent de hasarder un assaut. Pendantque quatre pièces de canons et deux obus faisoient un feucontinuel sur le sommet du retranchement, le régiment deDuroure et les montagnards s’avancèrentsous la protectionde cette artillerie , tirant par pelotons avec la plus granderégularité. Les ennemis intimidés par leur conduite tran-quille et hardie, commencèrent à abandonner le premierretranchement de la gauche ; les montagnards, soutenuspar une partie du régiment , s’élancèrent avec impétuositéet suivirent les fuyards jusques dans la redoute dont ilss’emparèrent ; mais les habliana conocryòrcnt toujours leurterrain dans les retranchemens de la droite , d’où ils fati-guoient excessivement les attaquans par leur mousquéterieet leurs canons. En une heure et demie on fit un pontde service , et les troupes angloises passèrent la rivière pourattaquer le poste que les ennemis abandonnèrent.
Les Anglois s’avancent alors vers Petit-Bourg, harassésdans leur marche par des partis détachés des ennemis. Ilsarrivèrent le soir très-tard sur le bord de la rivière Lizarde j
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