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Tome III.
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48 Histoire

rien diminué de leur ardeur, ni de leur courage. Tandisqu’on ne cessoit de publier dans toutes les parties de laGrande-Bretagne que la France étoit totalement épuisée,qu’elle ne pouvoit plus supporter le poids des impôts ,on vit des preuves éclatantes de la fausseté de ces bruits ,ainsi que de l’amour des peuples pour la gloire de leur patrie.Un enthousiasme subit s’empara de toute la nation, lesprovinces , les corps, tous les établissemens publics s’em-pressèrent d'offrir et de faire construire des vaisseaux deguerre, et dès la fin de mai, on apprit en Angleterre qu’uneescadre formidable, commandée par M. de Ternay, étoitsortie de Brest. L’amiral françois sut éviter la rencontredes flottes britanniques ; il arriva, sans coup férir, à Terre-Neuve , et s’empara de la capitale.

LE CAPITAINE CLARKE

Envoyé des chaloupes pour sauver une frégate françoisequi s*étoit brisée sut des rochers , en 1762.

]P en dant cette puissante diversion, les mers de l’Europeet de l’Amérique, couvertes de vaisseaux des nations belli-gérantes se disputoient ^partiellement, et dans tous lesparages, l’empire de cet élément redoutable, avec un achar-nement plein de courage. II Se passa de part et d’autreune foule d’actions qui durent exciter réciproquement l’es-time des deux peuples rivaux. II en est une à laquelle nousplaisons de donner la plus juste célébrité.

Une frégate françoise, nommée la Minerve, périt dansle port de Villa-Franca, par le trop de précipitation ducommandant. Elle avoit donné la chasse , conjointementavec quatre vaisseaux de guerre_françois, à la frégate angloise

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