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Tome III.
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5o Histoirï

conservé la ville de Gottingen, qu’ils avoíent fortifiée àgrands frais. Après quantité d’affaires peu importantes,les François et les Autrichiens furent chassés de la Hesseet de toute la Vestphalie.

La mort de la czarine apporta quelques changemensdans les affaires des alliés. Son successeur fit la paix avecle roi de Prusse, et retira ses troupes. Les succès du gé-néral Haddick contre les Prussiens , balancèrent ce désa-vantage.

Pendant que tout ceci se passoit en Allemagne, l’An-gleterre étoit devenue le théâtre où deux partis opposésse disputoient la faculté de faire prévaloir leurs plans etleurs vuesparticulîòroc. Jl la tâtocU* pxcmler étoit le premierministre, le comte de Butte , favori du roi. L’autre partiétoit conduit par Pitt, ennemi irréconciliable de la France ,et par conséquent opposé à toutes les mesures qui pou-voient amener la paix. Pitt et son parti étoient secondésen sous-œuvre, par le lord maire de Londres, nomméBecfordy homme d’un caractère violent, orgueilleux etopiniâtre , qui, par une grande fortune et un commercetrès-étendu , avoit acquis beaucoup de crédit dans la ville,quoiqu’il n’eût aucune supériorité d’esprit. On publioit,en faveur de cette faction, une multitude d’écrits pério-diques et de pamphlets ou brochures remplies d’iníâmescalomnies, dans lesquels on ne respectoit pas plus lamajesté du monarque et la famille de ce prince que lefavori.

Ces moyens odieux aigrirent les esprits au point de fairecraindre les événemens les plus fâcheux ; mais sans y avoirégard , le roi étoit absolument déterminé à saisir la pre-mière occasion de travailler au rétablissement de la paix jil y étoit excité non-seulement par les sentimens d’humanité,