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fut mis à la tête de l’ainirauté ; M. Fox agit efficacementpour gagner un grand nombre de voix dans la chambre-basse ; enfin, presque tous ceux qui possédoient de grandsbiens en fonds de terre, parurent satisfaits des mesuresprises par le gouvernement.
Les choses en cet état, l’adresse du roi fut portée auparlement, et les adresses d’adhésion furent votées au gréde la cour. Le lendemain on publia à Londres la cessationdes hostilités , qui fut également publiée en France. L’ondonna de part et d’autre des ordres pour rétablir la com-munication entre la France , l’Espagne et l’Angleterre.
Ce n’étoit pas assez, il falloit encore que le traité depaix fût ratifié par le parlement. M. Pitt et son parti espé-roient encore trouver de nouvelles ressources dans lesdiscussions qui dévoient avoir lieu à ce sujet. Lorsque lesarticles de ce traité furent pris en considération par lachambre haute , les lords de l’opposition formèrent plu-sieurs objections, accompagnées de réflexions fâcheusescontre le comte de Butte , où il paroissoit beaucoup dechaleur et d’animosité personnelle.
Ce ministre justifia sa conduite avec autant de décenceque de modération, par une harangue si bien faite, qu’elleexcita la surprise de ceux qui n’avoient pas une haute idéede son éloquence. II y fit le détail de la négociation , etdéclara que non-seulement il avoit agi avec ardeur pourprocurer la paix, mais qu’il désiroit que cette circonstancefut un jour gravée sur son tombeau ; il fut secondé parlecomte d’Hallifax, et soutenu du plus grand nombre.
M. Pitt désespéré de voir son parti prêt à succomber,tenta un dernier effort . et tâcha de tirer parti de la po-pularité qu’il s’étoit acquise. Sa santé étoit très-dérangée,il se fit porter dans la chambre - basse, et là, soutenu