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Tome III.
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» réfléchissant, dit-il , sur la férocité du peuple , sur sa» fureur pour la nouveauté, sur son admiration pour la» pompe et l’éclat, sur son extravagance ridicule , sur len goût barbare de guerre et de carnage, dont il ne faisoit» plus un mystère, et sur l’esprit de superstition qui s’en» étoit emparé, on croiroit que l’espèce humaine coin-i> menceroit à dégénérer dans la Grande - Bretagne, et» qu’elle seroit prête à retomber dans la barbarie et l’igno-v rance des anciens teins. »

CHEFS DES CHIROQUOISA Londres , en 1762.

D ans cette année 1 762, des troubles assez sérieux semanifestèrent en Irlande. La tranquillité de ce royaumefut troublée par des troupes de mutins, qui s’assembloientarmés pendant la nuit, et comxnettoient des excès endifférentes parties de l'*île. On les nommoit indistinctementles Enfans Blancs ou les Levellers ou Niveleurs , par ce•qu’ils renversoient ou mettoient de niveau toutes les clô-tures qu’ils prétendoient qu’on avoit envahies sur lescommunes. Ils regardoient ces usurpations comme desinjustices envers les pauvres qui en jouissoient précédem-ment. Ils en détruisoient les haies , voioient et maltrai-toient ceux qui s’en étoient rendus les propriétaires. Ilsfirent tête à quelques détachemens qu’on envoya pour lesdisperser j il y eut du sang répandu de part et d’autre.Le bruit se répandit alors que ces gens étoient des mé-contens qui prenoient des mesures contre le gouvernement,qu’ils étoient bien armés et disciplinés par des officiersvenus de France et d’autres pays étrangers.

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