Grand four-rage dirigépar Kléber.
Déroute duPéebarjl.
2 t mai.
8a HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
vant eux. En vain Duhesme et Kléber conseillè-rent au premier de décider la journée en faisantaborder vivement la gauche dégarnie de l’ennemipar le général Mayer qui se trouvait à Bonne-Espérance ; il n’osa le lui prescrire, sous prétexteque ce général n’était pas sous ses ordres. Ainsipar suite de ce défaut d’énergie , l’armée restaexposée dans une position étendue et adossée àla Sambre aux coups que les Autrichiens vou-draient lui porter.
Celte situation précaire fut encore aggravéepar une circonstance fâcheuse. Le 20 mai, leconseil de guerre voulant remédier au défaut devivres et de transports, résolut de diriger les gé-néraux Kléber et Marceau sur Frasne , pour en-lever tout ce qui existait dans ce riche pays;on eut mieux fait, sans doute, de rassemblerl'armée et de marcher aux Autrichiens; il ne fal-lait pas plus de vivres pour celte opération quepour rester deux ou trois jours en position ; il enfallait même moins , puisqu’en se décidant à unemarche offensive, ou pouvait trouver des subsis-tances sur le terrain enlevé à l’ennemi. On con-cevra difficilement qu'une armée de 60 millehommes ait passé deux fois la Sambre, sans riententer de sérieux, et pour s’occuper uniquementd’un fourrage.
Le 24 au point du jour, au moment où Kléberse mettait eu marche d’Anderlues , avec neuf