LIVRE VI, CHAP. XXX. 1C)3
revenues derrière le ruisseau; les. Allies s'étantportés en avant garnirent la. rive opposée, desorte que ses bords marécageux et fourrés sépa-raient les deux lignes. Nonobstant ce^obstacle lefeu devint alors plus animé, et ces scènes san-glantes durèrent jusqu’à la nuit, ^nfin l’aije droitedes Alliés ayant reçu de nouveaux renforts, se,forma en colonne, déboucha de Pont-à-Chin ense déployant, et força à une retraite précipitéel’infanterie du général Macdonald, qui, excé-dée de fatigues et affaiblie, par des pertes consi-dérables, gagna le pays couvert. Ce général par-vint avec peine à la rallie* 1 , et se retira sur sapremière position. Trois bataillons restés ensem-ble protégèrent son mouvement rétrograde qui,fort heureusement pour lui, ne fut pas inquiétépar l’ennemi.
Cette affaire fut des plus meurtrières ; les trou-pes y opérèrent plutôt que. les généraux. Pichegru avoue lui-même qu’il n’avait pas de plan fixe, eton. peut çn dire autant des Alliés. Là gauche d.esImpériaux, aux ordres de l’archiduc Charles,n’eut point de part à l’action, et repoussa seu-lement les partis qui se, montrèrent de Willemvers Baisieux pour l’observer.
Les Français furent forcés de se retirer dansleur position pendant la nuit avec perte de 5 à6 mille hommes hors de combat. Les Alliés fati-gués d’une bataille de douze heures, et mal dirigée,