LIVRE VI, CHAP. XXXI. II7
vantage , Beaulieu consei'va la liberté d’agir. Le2g avril, il sortit de Luxembourg et surprit si 29 avriI -complètement le général Ilatry dans Arlon , quece géuéral et Champiounet faillirent être pris,et que leurs troupes se replièrent en désordresur Bubange. Le mois de mai s écoula d’ailleursen affaires de peu d importance.
A cette époque, l’armée de la Moselle ayant Jourdan sereçu les renforts tirés de l’armée du Rhin , en ni a!ci]ér < 'surexécution de l’arrêté dont nous avons parlé au 1* Saïubre.chapitre précédent, Jourdan se prépara à opérersa jonction sur la Sambre avec le corps de Des-jardins. Ce mouvement fut sans contredit lemieux conçu de la campagne; car il établit prèsde Charleroiune masse d environ 100 mille hom-mes, qui menaçait par pïamur la seule communi-cation directe de l’armée imjiériale avec le Rhin ,et décida des événemens ultérieurs de la cam-pagne.
Le général en chef, après avoir rassemblé unicorps d’élite de 4 g mille hommes sur la Chiers,remit au géuéral Moreau le commandement destroupes qui restaient sur la Moselle , et commençason mouvement le 21 mai en allant camper à Ar-lon . Beaulieu, ne se doutant pas du projet de sonadversaire, s’était témérairement avancé le 17sur Bouillon, dont il avait en vain sommé le châ-teau. Instruit de la marche des Français , il seretira par Dinant derrière la Meuse . Jourdan ,