LIVRE VI, CHAP. XXXI. . I7I
fameuse position de la Montagne de Fer, où elleétait soutenue par l’aile droite. Après un engage-ment des plus vifs, la position fut forcée : l’en-nemi se reploya sur Tirlemont , où le gros del’armée impériale était resté tranquille duranttous ces combats.
Alors, Cobourg , meuacépar la droite de Jour- CoRourg sedan qui, de Namur, pouvait le prévenir à Liège ; re j^ edécidé d’ailleurs à se séparer de l’armée combi- Meuse ,née anglo-hollandaise; prit le parti de repasserla Meuse à Maëstricbt, Reckem et Stockem. Lecorps de Latour couvrit ce mouvement, et passala rivière à Liège et Viset.
Jourdan le suivit, et s’empara le 27 juillet deces deux villes , ainsi que de Tongres . Les habi-tans de Liège accueillirent les Français , et s’ar-mèrent contre les Autrichiens ; mais ceux-ci,occupant les hauteurs retranchées de la Char-treuse , défendirent avec opiniâtreté le pont dela Meuse , et jetèrent des obus dans plusieursquartiers, durant trois jours. Jourdan, pourfaire cesser le feu, menaça d’incendier les pro-priétés des généraux belges au service de l’Empe-reur , et mit ainsi un terme à des ravages inutiles.
Les armées prirent alors des positions, qu’elles Long séjourconservèrent long-temps. Les Autrichiens gar- es armee •daient la Meuse ; leur extrême droite vers Rure-moude ; le centre à Maëstricht ; la gauche à la