lSS HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
ainsi que son artillerie. Les 10 bataillons envoyésde l’armée des Alpes étant enfin arrivés , et l’ar-mée de la Moselle ayant été renforcée de recrues ;le général en chef pressé d’ailleurs par le comitéde salut public, voulut changer de rôle et pren-dre l'offensive. Il le pouvait effectivement avecsuccès contre un ennemi, qui, perché sur lesrochers du Hundsruck et du revers oriental desVosges , attendait complaisamment la réuniondes moyens destinés à l’accabler.
Tandis que les deux partis s’apprêtaient à seporter de nouveaux coups avec des chances biendifférentes, l’ambassadeur anglais Malmesbury et l’envoyé de Hollande à la cour de Prusse, ré-clamaient près de Moellendorff 1 exécution dutraité de La Haye, et le sollicitaient de partirpour la Sambre; le maréchal persista à s’y refu-ser. Les instructions qu’il reçut de sa cour noussont inconnues; mais on a lieu de croire que lespremiers succès de Kocziusko et le projet du roide Prusse d’assiéger Varsovie , joints à la craintede voir ses armées subordonnées au prince deCobourg ou au duc d’Yorck, motivèrent cetteconduite : dans le fait, le cabinet de Berlin montra aussi peu d’empressement que le maré-chal, à exécuter le plan convenu entre Mack etles Anglais . Au reste, cette marche ne paraissaitplus de saison ; c’était au début de la campagne ,avant celle de Jourdan ou du moins au même ins-