214 HISTOIRE DES GUERRES DE IA RÉVOLUTION.
» des forces supérieures à l’ennemi, il faut réu-» nir l’armée des Alpes à celle d’Italie . Or, cette» jonction ne s’opérera jamais d'une manière» plus commode que dans la vallée de la Stura,
» qui forme la ligne de démarcation actuelle de» ces deux armées à la naissance de la plaine,» et permet de profiter des débouchés déjà con-» quis par celle d’Italie. >>
Quoi qu’il en soit,ce sage projet, accompagnéde tous les développemens capables d’en assu-rer l’exécution , soit par les précautions indi-quées pour les vivres , les munitions et le maté-riel d’artillerie , soit pour la direction à donnerà chacune des six divisions destinées à y concou-rir, fut indéfiniment ajourné. Les revers éprou-vés sur la ligne du Rhin (i) ayant déterminé lecomité de salut public à tirer de l’armée desAlpes un corps de dix mille hommes, le généralDumas ne se crut pas en état de ( poursuivre l’of-fensive avec les 25 mille qui lui restaient, etreplia ses troupes dans les camps des Eaux-Rous-ses et du Tilleul, en avant de 1 hospice St.-Ber-nard. D’un autre côté , le général Dumerbion ,vieillard accablé d’infirmités , ne soupirait qu’a-près le repos : satisfait des lauriers qui ombra-geaient ses cheveux blancs , il ne soutenait lefardeau du commandement qu’à l’aide de Bona-
i) Voyez l’affaire de Kayserslaïuern, le z3 mai , cliap. XXXIL