LIVRE VI, CI1AP. XXXIV. 21 7
victorieuse, à marches forcées , vers Perpignau ,pour attaquer l'ennemi à peine assis dans sesquartiers d hiver , elle rejeter derrière la M uga.Le comité , portant la même sollicitude sur tou-tes les frontières, jugea que l’armée du Var neréclamait pas moins de secours que celle qui ve-nait d’être battue à Collioure ; et , nonobstant lesdifficultés que l'hiver apportait aux opérationsdans les Alpes , il envoya, comme on sait, lamoitié de l’armée de Toulon dans le comté deNice, tandis que Dugommier conduisit l’autre àPerpignan . Indépendamment de cette résolutionque bien des militaires ont considéré comme unefaute , le gouvernement persista dans le systèmed’agir offensivement sur les deux extrémités dela ligne des Pyrénées .
D’après l’examen que nous avons déjà fait dece théâtre de guerre, on a remarqué néanmoinsque, si sa configuration exige l’emploi de deuxarmées, il faut que l’une déliés restant entière-ment sur la défensive , se borne à occuper lepetit nombre de défilés qui aboutissent à Belle-garde ou à Bayonne ; tandis que l’autre , forméede toutes les troupes disponibles , prendra sonessor en Catalogne ou eu Navarre , selon qu’elleen trouvera l’occasion. Loin de reconnaître cettevérité, le comité voulut pénétrer en Espagne des deux côtés à la fois.