LIVRE VI, CHAP. XXXIV. 345
traîner jusqu’à Girone , conçut de vives inquié-tudes, et crut un instant voir déboucher les Fran çais sur ses derrières ; mais ses craintes furentbientôt dissipées. Le bataillon de Vallespir , ren-forcé de quelques centaines de grenadiers et desoumatens , étant parvenu à chasser du col leposte que Bon y avait laissé , et Solano ayantmandé que la petite colonne qui avait débouchépar Bassagorda, était allée se réunira celle deCampredon ; le général en chef jugea que toutel’entreprise n’était qu'une course pour mettrele pays à contribution. Il chargea donc le maré-chal-de-camp Vives, avec cinq bataillons deligne, cinq de milices et 3 oo chevaux, de l’ar-rêter; et prescrivit au général Cuesta de faireune diversion sur Belver, afin de rappeler ce dé-tachement ennemi à Puycerda.
Vives remplit sa tâche avec intelligence. Dansune première affaire, les Français qui occupaientRipoll, furent enveloppés , et ne se firent jourqu’à la baïonnette. Le général Charlet, attaquéle 18 juin dans Campredon par les deux rives duTer et du côté d’Olot , ne se retira qu’avec pertede deux pièces de canon. Ainsi, le résultat decette expédition se réduisit au pillage et à l’in-cendie de quelques bourgs ; triste dédommage-ment des fatigues qu’elle causa aux troupes.
Vers la mi-juin , la division Sauret quitta ses
La divisionSauret»