LIVRE VI , CHAP. XXXIV. ^53
durant ce long intervalle, qu’une reconnaissancesur la pointe du Diamant et le Mont-Vert, que legénéral Mendizabal parvint à repousser.
Cependant Caro , inquiet de la mollesse queses ü’oupes avaient montrée dans les dernièresaffaires, et jugeant qu’elles ne soutiendraient pasdans cette campagne l’bonneur des armes espa-gnoles, crut prudent de changer de système , etproposa au ministère de porter sa ligne plus enarrière. Mais le gouvernement était trop occupéde ce qui se passait en Roussillon , pour exami-ner de sang-froid les motifs de la singulière de-mande d’un général constamment victorieux dansla dernière campagne, et qui n'avait cessé jus-qu’alors de solliciter l’autorisation de prendrel’offensive : certain d’ailleurs qu’il n’avait pointessuyé d’échec notable, le cabinet jugea pru-dent de suspendre l’exécution d'une mesuredont les suites immédiates devaient porter l’é-pouvante dans deux provinces, et enlever à l’ar-mée le peu de confiance qui lui restait.
Forcé de garder cette ligne dangereuse, Caro,voyant que son adversaire ne profitait point detous ses avantages, et pénétré de ceux qui dé-rivent de l’initiative dans l’attaque, résolut desortir de cette situation précaire , eu prévenantles républicains. Le motif était louable sansdoute ; pourquoi les moyens répondirent-ils sipeu au but qu’ou se proposait ?
Mesuresde Caro.
Il veufprendrel*offeusive.