272 HISTOIRE DES CH ERRES DF. LA REVOLUTION*
ganiser à Boue sa petite troupe. Surpris dans souquartier-général, il ne se soustrait que par ruseau danger, et se sauve dans les landes d’Ai-grefeuille. Renforcé à quelques jours de là parles restes de la bande de Cathelinière que luiamena Guérin , il soutint un combat à la Yivau-tière, et, quoiqu’entouré par trois colonnes , illeur échappa en les battant les unes après lesautres. Jugeant néanmoins à la tournure queprenaient les affaires , qu’il ne tarderait pas àêtre rejeté dans le Marais, il voulut tenter uneffort contre Challans . Ayant donc été renforcépar la division de Joly, il se présente devant ceposte le 10 mars; mais vivement repoussé parDutruy, il se rabat vers la Roche-sur-Yon , où legénéral Grignon lui fait éprouver un pareil af-front. Thurreau , informé de ces mouvemens ,place en observation des détachemens à Leger etLaroche-Servière, avec ordre d’épier tous lesmouvemens de ce chef royaliste, et ordonne augénéral Haxo de redoubler de soins pour l’at-teindre. Personne plus que lui n’était capable des’acquitter de cette commission. Dès-lors il s’at-tache à suivre ses traces, et le joint à Lejeou ,où il lui échappe encore ; enfin , après dix joursde marches forcées , il l’atteint le 19 mars à Ve-nenceau, près de la Roche-sur-Yon , et le forceà accepter le combat. Mais trop de précipitationlui fait perdre le fruit de sa persévérance et de