288 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,prévenir son adversaire , et le gagner de vitesseau vent. Alors il chercha avec son vaisseau ami-ral , à rompre la ligne où il pénétra seul, et ca-nonna le Vengeur, qui, avarié dans ses agrès,avait quitté son poste, et s'efforcait d’y rentrer.Deux autres vaisseaux anglais , voulant suivrel’exemple de leur chef, furent repoussés. Unebrume épaisse couvrit alors l’Océan , et enchaînal’ardeur des deux partis.
Grande Le 3o et le 3 1 mai, la brume continua de cou-Aiiguîs'ga- vrir l’horizon , et empêcha tout engagement. Lesgneutlevent Anglais en profitèrent néanmoins avec habileté,pour rallier quelques vaisseaux restés eu arrièredans le premier combat, et gagner le vent.
Bataille du Le 1 er juin, jour à jamais mémorable, parut1 Jl "”‘ enfin; le soleil brillait du plus vif éclat, mais lamer était houleuse. A sept heures , l’amiral an glais se porta en ordre oblique, contre son ad-versaire, avec l’intention de percer le centre desa.ligne, d’en doubler la gauche et d’accablercette aile du poids de toutes ses forces, pendantque la droite des Français serait réduite à êtrespectatrice inutile de la lutte : c’était appliqueren mer le principe que nous avons souvent re-commandé, et se donner l’avantage de l’initiative,- pour diriger tous ses efforts sur un point seule-
ment de la ligne ennemie. Imitant l’exemple deRoduey, lord Howe vainquit par la mêmg cause