296 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
ï.os Espa-gnols s’em-parait <le lapai tie duCap,etconfi-Jient J.avauxdans le portde Paix.
.Massacre*des hlanes<m Nord.
les royalistes blancs se livrèrent aussitôt aux pluscruels excès envers les Européens qui avaientpris part aux troubles de 1791 ; et il fallut toutel’autorité du général anglais , pour les ramenerà des sentirnens plus généreux.
Vers le même temps , les Espagnols , à l’aidede Jean-François, avaient envahi la partie duNord, et refoulé sur le Cap tous les détaehemensdu général Lavaux , qui furent bientôt réduits às’enfermer dans le port de Paix. Alors, une pro-clamation anglo-castillane rappela tous les créolesfugitifs; et un bon nombre de ceux qui s’étaientréfugiés aux Etats-Unis revinrent dans leursfoyers , particulièrement ceux du quartier deFort-Daupliin. Celte apparente générosité, 11’é-tait que le masque de la plus insigne et de la plushorrible trahison. Un prêtre fanatique, nomméVasquès, de concert avec Jean-François, médita1 assassinat de tous les blancs d’origine française.Royalistes, ou partisans de la révolution , peu leurimporte ; ce qui aux yeux de l’un serait un titrede grâce, devient pour l’autre un motif suffisantde proscription. Ces malheureux furent égorgessans pitié, au nombre de raille , et pour colorercelle boucherie d’un motif spécieux , ou publiafroidement qu’ils étaient des athées, des Juifs,des ennemis du Roi !
Le Quartier-Borgne était le seul des environsdu Cap qui, depuis trois ans, eût échappé